lundi 23 mars 2015

Du culturo sans mondains

Deux pans de la culture nippone, Sho-do et miso (rien à voir avec le tome 4 des aventures de Marcello) vont vous être comptés par le menu en cette journée (timidement) printanière.
 Preuve de la vivacité de la culture nippone, cette exposition rassemblant le travail accompli par la C.A.M ( calligraphistes amateurs de Mitaka)...et c'est d'la bonne!


Tous les genres sont représentés (qui a dit que les japonais sortaient tous du même moule?)
De l'abstrait:



Au primitif:
En passant par des formes imagées, à portée de jugeote du gaijin égaré...
























Mais aussi des œuvres plus classiques
Et même une incursion dans le style chinois:

Mon préféré qui répond au doux nom de setsuna (éphémère) et qui n'est pas sans évoquer Shurayuki-ime, blanche neige sabreuse de son état.  
Il faut rappeler ici qu'il s'agit de calligraphie et donc d’écriture, même si parfois le sens est devenu bien flou y compris pour les autochtones auxquels on procure une petite note explicative

Merci à Itoshi sen-sei ( ici, expliquant son oeuvre) de nous avoir guidé. 

Apres s’être sustenté la rétine et les méninges, direction le potager du sieur Yoshida, renégat maraîcher qui résiste encore et toujours à la chimie et aux zagents immo-bill(i)ets.

Elle est pas belle la famille Yoshida? 90 au compteur pour la mémé et toujours au taquet!
Grande prêtresse de la journée, Hiromi-san, cuisinière ambulante de son état.
La recette du miso tient en trois ingrédients, des pois de soja, du sel et du koji.

Le koji, ici à base de riz, qui va permettre de lancer la fermentation.

Première étape, mélanger sel et koji



Puis réduire en purée les pois longuement cuits au feu de bois à l'aide des mains douces mais néanmoins fermes d'une harde de donzelles enthousiastes.
Y'a plus qu'à malaxer le tout et faire des petites bouboules mises à fermenter pour au moins un an...petit bonus, un résumé en chanson.


Passé un, deux et trois ans...
Après l'effort ( prendre des photos et motiver un bataillon de nippones, faut pas croire, c'est du boulot!) une petite boustifaille nous attend à base des (rares) légumes encore présents au potager en cette fin Mars...
Fleurs de roquette
Directement du potager à l’écuelle.

bagna cauda sauce nippone: oignons, huile et miso
La main invisible, prise en flagrant délit!!!
Et on s'rince le toboggan avec quoi, bordel?



De l' amazake pardi! Un peu l’équivalent de la bonne vieille piquette qui servait à apaiser les soifs de nos moustachus d’antan!...De la seconde presse tout ce qu'il a de plus affétée, tonique et grumeleuse à souhait!









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