lundi 16 novembre 2015

Baguenaude en terre Béruréenne



Suite de la vadrouille, cette fois-ci dans l'autre pays du bien boire; Le Beaujolais...Allégation éminemment subjective j'en conviens, bien qu'éprouvée à maintes reprises lors de nos nombreuses joutes vineuses aux termes desquelles Loire et Beaujolais se taillent souvent plus rapidement que le reste dans le fond du gosier. Grand amateur de ce vil breuvage tout autant que de son défenseur le plus célèbre (j'ai nommé sa graisseuse majesté Bérurier), c'est l'ami Arnaud qui me tient de conducator par monts et par vaux et le meilleur des Michel, Guignier de son nom qui nous héberge avec affabilité.
 
St Michel terrassant le dragon (appelé Brett dans la région) sous la protection divine de Jules Chauvet ( à moins que ce ne soit celle du mage Rudolf...)
Je suis convié à observer le combat anxiogène entre bactéries et levures, grande première pour l'anti-scolaire que je suis.
DJ Michel fait sonner les ploup', tchin tchin et glouglou sans même l'aide du'une table de mixage...il faut le faire!

Bien bel endroit que ce cul de sac perché sur les hauts de Vauxrenard...
Plantation à la Beaujolaise avec une très forte densité et un pied au ras du sol qui rendent le travail de la vigne très physique mais qui en contre partie génère d’authentiques vignerons sans barbe taillée, ego expansif ni tatouages maori...

Direction Leynes, patrie du Sieur Boyat où il ne fait pas bon l'avoir mauvaise...
Situé sur les hauteurs, son antre domine les bas...de Leynes
Ce jour là, pressurage du blanc de macération.
Comme partout dans le Beaujolais (et en Anjou itou) les fermentations traînassent (misèrent, qu'on dit ici), d'où l’idée de les activer en les mettant au soleil.
 Accueil royal à toutes les tables locales!



Petite ballade digestive dans les vignes, Pierre en profite pour nous montrer aussi celles de ses dignes voisins, Jambon et Guichard
S'offrir aux naseaux l'air de la parcelle qui a vu naître le vin...
Sur les conseils du patriarche Jambon, nous partons goûter la cave du voisin du gars Boyat, un furieux surnommé Le Prom'

Bien beau(x) phénomène(s) en effet, avec des vins d'une rare densité. Espérons qu'il trouve sa clientèle dans une région où l'horizon indépassable pour certains semble encore être les flottardises estampillées Lapierre et consorts...


On sent le lieu chargé d'histoire.





































Suite de nos pérégrinations chez le longiligne Ducroux, figure historique locale de "cosa nostra". Sans doute les plus belles vignes visitées lors de notre séjour, mais un sentiment quelque peu mitigé quant à l'approche en cave où le sussuc' et le soussouf' ne semblent pas être définitivement remisés au placard...

Beaucoup d'essais d'engrais verts et une réflexion environnementale poussée, comme l'implantation de fruitiers.

Fin du reportage photo chez Maître Jambon, roi de l'affinage s'il en est!
Parcelle des Balmonts sous une brume tenace
L'Antre de la bête, gardée par un terrifiant cerbère.

Tour de cave complet (de 2013 à 2000) en compagnie de deux alsaciens venus se joindre à nous, l'occasion de comprendre l'option "long élevage" choisie par Philippe

Apres deux heures passées en cave, le soleil fini par percer sur la petite parcelle attenante à la maison, s'en suivra un déjeuner à rallonge, cuisine, vins, débats fraternels et échange de bouteilles...en somme, un concentré de culture française.
Petit détour en Mâconnais pour conclure chez Jérôme Guichard, successeur de Guy Blanchard et chez Alexandre Jouveaux. Deux personnalités aux antipodes et logiquement deux styles de vins très différents. Le premier plus porté sur l’expérimentation et la grande lampée, le second à la recherche d'un style plus janséniste. Surement très instructif de les confronter (les vins) en comparatifs... 

Encore un grand merci à Maria et Michel Guignier pour leur accueil grelotien!

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