dimanche 30 mars 2014

Le Shonzui perd sévère

J'ai déjà évoqué ici cet antre de la bistrologie Tokyoite, version accomplie du bar à vin nature accompagné de produits de qualité servis sans chichi et,cerise sur le fond blanc du drapeau japonais, sans clientèle bobo ni patron à la science infuse...bref, loin, très loin du nombrilisme parisien. Aux manettes, Nobu en cuisine et Tsubo-san en salle. Ce dernier est un peu l’âme du lieu et est une des rares fines lames nippones sachant pratiquer l'art du Sans-soufre avec exactitude,altruisme,voire... dévotion. Malheureusement, toutes les bonnes choses ayant une fin (même le quinquennat du mollusque en chef...tic, tac, tic, tac), Tsubo va quitter le vieil esquif (ouvert depuis 20 ans) tout bientôt, décidé qu'il est  à voguer vers d'autres lieux. L'occasion de lui rendre une dernière visite dont voici le petit topo:
Entrée Lynchienne en diable...au bout d'une petite rue sombre de Roppongi et au deuxième étage d'un bâtiment anonyme...bref, mieux vaut un petit plan...que voici. Au passage, merci à Yasuko de m'avoir fait découvrir ce lieu en 2011.

On attaque avec une bulle de la miss Gaelle Berriau, trésor de finesse et d’équilibre ( le vin comme la donzelle), rare bouteille s'il en est, Gaëlle ayant raccrochée son sécateur...

Hiramasa mariné avec des filets d'anchois maison qui relèvent bien ce poisson gras au gout fin.

Joel Courtault dans ses œuvres, Amétrine 09 aux accents jurassien, tendance semi oxydative.
On se lance dans le consistant avec de la charcutaille maison...fondante langue de porc en "background"...."Prends des cornichons, hein, allez!"...dixit Jean-pierre.


Nobu-san fait aussi dans la saucisse....ça pose son homme!

With a Navine 06 from les Griottes, sir!

Entre Geneviève et la Tuborg ou Naomi et la Grolle noire, j'ai fait mon choix!
La pièce de bœuf bien maturée...spécialité maison, initiée par Shigé, désormais installé à Kyoto et dont Nobu est le très digne successeur.




The famous Baltailles 05 du Sieur Jambon...en magnum sioux plait!....Ça salive sec, hein les gars!?
Une petite macération Vénitienne et un coup de liquoreux offert par le Père pour rincer l'cochon...
Petite vidéo dans les coulisses en bonus...les hommes de bon gout auront reconnu Coltrane et sa fine équipe" à la barre...
Arigato gosaimashita Tsubo- san!...Ja mata!
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